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 Équipe des professeurs

LLegrisLuc Legris

St-Félix-de-Valois, mai 2013. Luc Legris, artisan sculpteur, natif de Joliette en 1953, et résidant à St-Félix-de-Valois.
Profil du sculpteur :
Avec un canif reçu à onze ans de son grand-père, il a sculpté le contour d’un chevreuil dans un morceau de pin découpé par son père.
À douze ans, il a été initié au travail du bois par ce dernier en se voyant confier la tâche de construire les tiroirs de l’établi installé au sous-sol où il prendra plaisir à bricoler pendant son adolescence. Quelques quatre années plus tard, à l’aide d’un marteau, d’une râpe et d’un clou de 2½ pouces qu’il a martelé sur une enclume et ensuite aiguisé avec une lime, il a réalisé sa première véritable sculpture dans un bout de madrier de 2×3 en épinette : un hibou (grand duc), qu’il a précieusement conservé jusqu’à ce jour.

Aussi loin qu’il puisse se rappeler, il a toujours aimé dessiner. Un professeur du primaire avait mentionné à son père que son fils allait probablement devenir un artiste, mais, c’est en « art dentaire » qu’il passa les premières années de sa vie professionnelle à sculpter les restaurations dentaires de ses patients. Au début des années 80, il s’inscrit à un cours d’initiation à la sculpture sur bois, comme cours du soir dans une polyvalente. Il réalisera ensuite à quel point cela deviendra une passion pour lui, sous les bons conseils de Luc Poirier, sculpteur bien connu dans Lanaudière.
En 1986, il se joint à un groupe de sculpteurs, soucieux de pousser plus loin l’aventure, devenant un des membres fondateurs de l’Association des Artisans sculpteurs de Lanaudière Inc. Il est d’ailleurs le dernier de ce groupe toujours actif au sein de l’organisme dont il est le président. Il donne des cours aux élèves recrutés par l’Association depuis plus d’une vingtaine d’années, les encourageant à se surpasser dans leurs projets. Il enseigne la sculpture du bas-relief, de la ronde-bosse, en plus de superviser des équipes de sculpteurs sur d’importants projets grandeur nature : maître d’oeuvre de sculptures collectives où il se spécialise dans la sculpture des mains et des visages de divers personnages.

Quelques réalisations à son actif :
Sculpture sur glace :
En trois participations avec son fils Yan aux compétitions « Art et glace » de la CARA, il obtient deux fois le premier prix du jury et une fois le deuxième prix. Il décroche aussi le prix « coup de cour » du public à deux reprises. De plus, il réalise deux sculptures pour Patrimoine Canada en illustrant le développement de Lanaudière, du temps de Barthélemy Joliette. Répondant à des demandes de l’extérieur, il exerce son art à Jonquière, Saint-Antoine-Abbé, Ormstown, Ste-Marcelline, St-Côme. Il a aussi réalisé plusieurs projets en participant à des festivals à Joliette et ses environs.

Sculptures collectives sur bois, agissant comme sculpteur et maître d’oeuvre :
Bas relief en tilleul du Musée de la Maison St-Gabriel : site historique situé à Pointe St-Charles / 150 heures de travail / 8 sculpteurs. Pièce remise à la Maison St-Gabriel.

Catherine Crolo : ronde-bosse en cèdre, de grandeur nature. Il s’agit de la première fermière du temps de Marguerite Bourgeoys avec les filles du roi / 450 heures de travail / 15 sculpteurs. Sculpture remise à la Maison St-Gabriel.

Sainte Famille : magnifique sculpture en cèdre, mesurant sept pieds de largeur par neuf de hauteur, pour l’école Les Mélèzes / 800 heures de travail / 15 sculpteurs. Sculpture remise à l’école Les Mélèzes.

Marguerite Bourgeoys : ronde-bosse personnage grandeur nature, en tilleul / 850 heures de travail / 14 sculpteurs. Sculpture remise à la Maison St-Gabriel.

Scène de la nativité : trois rondes-bosses, sculptées grandeur nature, en cèdre / 2400 heures / 17 sculpteurs. Sculptures remises à la Maison St-Gabriel.

Autres réalisations :
A sculpté pour le Musée de la Maison St-Gabriel cinq répliques, grandeur nature, d’un calumet de paix authentique, ayant servi 300 ans auparavant, en 1701, lors du grand rassemblement tenu entre les Iroquois, les autres nations amérindiennes et les Français, pour la signature d’un traité de paix durable.
Pendant dix années consécutives, il a sculpté une réplique en tilleul de la sculpture de Catherine Crolo, première fermière en Nouvelle France, sous forme de trophée remis annuellement par la Maison St-Gabriel à des fermières s’étant illustrées au Québec dans leur entreprise familiale. Projet financé par la Banque Nationale.
A suivi un cours de confection de meubles traditionnels et se passionne dans la réplique d’anciens meubles canadiens où la sculpture est à l’honneur.
A sculpté le buste de son grand-père, probablement à l’origine de toute cette belle histoire.


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Sylvain Labbé

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une attirance vers le bois, pour le travailler ou pour y marcher!
C’est d’abord en tant qu’autodidacte que j’ai commencé dans la sculpture. Dans ma jeunesse, j’ai sculpté de multiples bouts de bois en espérant en faire ressortir quelque chose de beau. C’est rendu à l’âge adulte et après avoir investi dans l’achat d’un ensemble de gouges que j’ai vraiment eu la motivation et l’envie de monter d’un cran les possibilités de mes réalisations.
Les rencontres avec l’Association des Artisans Sculpteurs de Lanaudière m’ont fait prendre conscience de mon souci du travail bien fait et mon engouement à partager mes connaissances dans ce domaine.
Mon parcours artistique m’a amené à expérimenter plusieurs facettes. D’abord le dessin, où j’ai appris la représentation des formes et des perspectives en deux dimensions. Ensuite, l’argile m’a permis de me découvrir une passion dans le modelage des formes en trois dimensions. J’aime particulièrement la ronde-bosse qui me permet de relever des défis tous plus stimulants les uns que les autres et la vie est ainsi faite qu’on n’arrête jamais d’apprendre.


Gilles Levac

J’ai toujours aimé fabriquer des choses en bois:  théâtre de marionnette, déroulement de bande dessinée sous un projecteur,  armes pour jouer au cowboy ou encore des cabanes dans les arbres. J’ai fait avec un petit canif, d’innombrables gravures et sculptures, rudimentaire, mais très représentatives : tête d’indien, crosse de révolver, sigle  de notre petit groupe gravé sur les arbres, pour n’en citer que quelques-unes.

En 2006, j’ai découvert la possibilité de sculpter lors d’une visite d’exposition d’outils  à un kiosque qui exposait des œuvres de leurs élèves. Wow! j’aimerais faire ça! On m’a répondu que je n’avais qu’a m’inscrire au cours. C’est là que j’ai contacté notre association et débuté mes cours.

Quelle merveille de travailler avec de vrais couteaux, qui coupent. Mon premier cours avec M. Aurèle Garceau, un bas-relief d’une feuille de vigne avec torsade, m’a démontré toutes les possibilités qui s’offraient à moi. Ma réelle immersion s’est passé dans les projets collectifs: La Saint-Famille, que j’ai particulièrement appréciée, ma donnée l’assurance qu’il me manquait. Pour le festival des Artisans de St-Marceline, j’ai participé aux œuvres collectives:  Les vieux métiers (le forgeron), l’Inukshuk, Le potier et Introspection (pour l’assemblage). Les Festi-Glaces furent une autre belle expérience d’équipe où j’ai participé aux œuvres suivantes:  Moulin à eau, l’Empereur, le Manchot et d’autres participations hors région à St-Antoine-Abbée (Le dragon) et à Ormstown.

Pour moi, la tâche de professeur est agréable, car j’aime beaucoup partager avec les autres ce que la vie m’a enseigné.


Claude Lavallée

Daniel Bourgeois

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